Première expérience professionnelle muséale, stage (2022)


Contexte :

En 2022, dans le cadre d’une reconversion professionnelle financée par la Région Occitanie, j’ai intégré le master parcours Conservation, gestion et diffusion des œuvres d’art des XXe et XXIe siècles à l’Université Paul-Valéry de Montpellier. Cette formation m’a permis de m’initier à la gestion de projets culturels, à la conservation des œuvres contemporaines et à l’organisation d’expositions.

Afin de valider ce master, j’ai effectué un stage d’observation à BOZAR, à Bruxelles, aux côtés du coordinateur technique. Cette expérience m’a offert une immersion concrète dans le fonctionnement d’une grande institution culturelle et dans la mise en œuvre technique d’expositions. Parmi l’ensemble des projets que j’ai réalisés au cours de cette période, c’est le seul que j’ai conservé sur mon ordinateur.

Le BelgianArtPrize 

Le BelgianArtPrize est un prix d’art contemporain biennal belge, l’équivalent du Prix Marcel Duchamp ou le Turner Prize belge. En 2018, Els Dievorst remporta le prix et exposa en 2022 pour quatre mois au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles (BOZAR). J’étais stagiaire durant la préproduction de l’exposition This Is What You Came For et j’assistais le coordinateur technique à la scénographie. Ce dernier, avec les autres coordinateurs d’exposition, communiquait avec l’artiste pour s’organiser sur la mise en espace des œuvres produites in situ. Mon rôle consistait à réaliser des prévisualisations 3D des œuvres dans les différentes salles allouées pour l’occasion à l’artiste. Els Dievorst étant flamande et parlant très peu français, je devais faire les rédactions des propositions de scénographies en anglais. Plusieurs versions de la scénographie furent proposées pour arriver à une entente entre la vision de l’artiste et le respect des normes de sécurité (sens de l’exposition, un accès rapide aux sorties de secours, etc.) et le coût de production.    

Explicatif technique :

Après une étude des plans des différentes salles, grâce à Adobe Illustrator, j’ai pu vectoriser les plans. C’est-à-dire, le traçage digital des dimensions exactes des différents espaces pour pouvoir les transformer en 3D. Ce processus se fait dans un logiciel CAD, intitulé Autodesk Maya. Le logiciel reconnaît les fichiers Illustrator, ce qui permet de transférer dans le logiciel 3D les différents plans. Il ne reste plus qu’à extraire les différents murs, sols, plafonds avec les dimensions exactes. Ce processus est appelé modélisation ou extraction des volumes. Autodesk Maya a l’avantage de pouvoir être très précis, notamment sur ses unités de mesure, ce qui est un avantage lors de la visualisation d’expositions. J’ai fait une première version qui devait être une vue d’ensemble de l’exposition, puis au gré des décisions de l’artiste et des coordinateurs, la scénographie 3D évolua…
















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